COLLABORATIONS AVEC CAZA D'ORO

Depuis 2020, Documents d’artistes Occitanie accompagne le travail de prospection et de recherche des critiques d’art accueilli·es en résidence à Caza d'Oro, lieu de résidence situé au Mas d’Azil, en Ariège. Par des visites d’atelier et des rencontres, les critiques sont mis en relation avec des artistes de la région, à partir des axes de recherche développés par chaque résident·e. (Re)découvrez ci-après les quatre éditions publiées à ce jour suite à ces résidences et rencontres avec les artistes du fonds documentaires et de la région Occitanie.


Mémoires d’une presque touriste en Occitanie. Rencontres avec des artistes, des œuvres, des paysages de Vanessa Morisset

avec ELSA BRÈS, MAXIME CALLEN, LÉONORE CHASTAGNER, AGNÈS FORNELLS, WON JY, SUZY LELIÈVRE, VIRGINIE LOZE, GUILHEM ROUBICHOU & ÉLÉNA SALAH.

Vanessa Morisset, Mémoires d’une presque touriste en Occitanie. Rencontres avec des artistes, des œuvres, des paysages, 2026, édition, 22 x 15 cm, 88 pages, 250 exemplaires, édition Caza d’Oro, Le Mas d’Azil, correction Caroline Rault, graphisme Anne Desrivières, imprimeur Média Graphic

Mémoires d’une presque touriste en Occitanie résulte de la résidence de Vanessa Morisset, historienne de l’art et critique d’art à Caza d’Oro.


Le point de départ : un « Appel à promenade » à l’adresse des artistes contemporain·es d’Occitanie, pour rencontrer en dehors de l’atelier et sortir du discours convenu entre artiste et critique. Vanessa Morisset nous embarque dans un grand cheminement régional au grès de ses échanges, lectures, pensées, visites et découvertes.


Écritures transversales de Marie Gayet

avec SOCHEATA AING, MÉLODIE BAJO, MAXIME CALLEN, VALÉRIE DU CHÉNÉ, ÉMILIE FRANCESCHIN & JULIE SACLIER.

Marie Gayet, Écritures transversales, 2025, édition, 22 x 15 cm, 148 pages, édition Caza d’Oro, Le Mas d’Azil, relectures Edith Schumann, Gloria Sauer, Christian Mayeur et Madeleine Thibeau, graphisme Alice Brun-Ney, imprimeur PStipa

Écritures transversales pose l’écriture comme un espace mouvant dans lequel s’incarne le rapport singulier que les artistes – et les critiques d’art – peuvent avoir aux mots, aux textes et au langage.


Sur le principe de l’abécédaire, le livre alterne textes et photos à travers les pratiques d’écriture contemporaines croisées lors des déplacements de l’autrice en Occitanie et de ses rencontres avec les artistes sur ce territoire. Il propose une forme de critique d’art vagabonde entre le carnet de notes et le carnet de voyage, en écho aux galets peints préhistoriques de la grotte du Mas d’Azil, souvent assimilés à une proto-écriture.


↪ La rencontre avec Marie Gayet a donné lui à une commande de texte critique par Documents d’artistes Occitanie à propos de la pratique de Julie Saclier : Décentrer en pratique.


Itinérances Écologiques. Art, éthique et environnement de François Salmeron

François Salmeron, Itinérances écologiques. Art, éthique et environnement, 2023, édition, 24 x 18 cm, 272 pages, 500 exemplaires, édition Caza d’Oro, Le Mas d’Azil, relectures Edith Schumann, Gloria Sauer, Diana Righi et Natalia Pastor, graphisme Julien Boitas, imprimeur Pb-tisk

Fruit d’une résidence de recherches et d’écriture critique au Centre d’art Caza d’Oro, en région Occitanie, Itinérances Écologiques part à la rencontre de plus de vingt artistes internationaux, expositions et projets écoresponsables, soucieux du devenir de l’humanité, de l’écosystème et des espèces qui l’habitent. Ces itinérances écologiques apparaissent ainsi comme un carnet de route environnemental, un outil de réflexion éthique, et une étude de terrain attentive à notre temps pour découvrir la formidable vitalité des approches éco-engagées qui fleurissent dans le champ de l’art contemporain.


Mais comment les arts visuels traitent-ils de la question écologique ? Et qu’est-ce que les artistes d’aujourd’hui ont à nous apprendre sur la crise environnementale ? En quoi leurs œuvres, leurs actions et leur vision du monde, révèlent-elles d’autres manières de créer, de vivre et de considérer notre rapport à l’écosystème, à l’heure où nos modes d’existence bouleversent l’équilibre de la planète ? L’art a-t-il seulement un rôle à jouer face aux désastres environnementaux ? Et quelle compréhension de la nature et du vivant y trouvera-t-on ? L’enjeu : préserver et régénérer la communauté biotique à laquelle nous appartenons, suivant les préceptes d’une éthique de la terre (Aldo Leopold), de la responsabilité (Hans Jonas), et du care (Carol Gilligan), respectueux de la beauté, de la santé et de la diversité du vivant.


↪ La rencontre avec François Salmeron a donné lui à une conférence de présentation de cette publication ainsi qu’une commande de texte critique par Documents d’artistes Occitanie à propos du travail d’Anne Deguelle : Anne Deguelle.


FRAGMENT.S de Madeleine Filippi

avec JULIE SACLIER

Madeleine Filippi, FRAGMENT.S, 2022, édition bilingue, 21 x 14,8 cm, 144 pages, 400 exemplaires, co-édition Caza d’Oro et Éditions Naima, Le Mas d’Azil et Paris, traduction Metthew Lord, relectures Marie Gayet et Christian Mayeur, graphisme Pauline Dorel, imprimeur Escourbiac, avec le soutien de la Fondation Antoine de Galbert et de la Drac Occitanie

En résidence de critique d’art à la Caza d’Oro, avec une totale liberté de découvertes et d’échanges, Madeleine Filippi nous invite à découvrir les démarches de Yvonne Calsou, Dounia Chemsseddoha, Lise Chevalier, Lilie Pinot, Marilina Prigent et Julie Saclier. Tel un fil rouge, la question de la représentation du souvenir et du temps traverse cette sélection d’œuvres et de pratiques et présente une réflexion sur l’esthétique du fragment comme paradigme de la mémoire et du concept de Dasein de Heidegger.


L’ouvrage se déploie à la manière d’une exposition. Chaque texte est à la fois indépendant et attaché à cette réflexion commune. Il n’y a pas de sens de la lecture, vous êtes ici totalement libres de passer d’une démarche artistique à une autre. Les extraits d’entretiens et d’échanges avec les artistes fonctionnent comme autant de cartels de salles. Ils évoquent le temps de la résidence. Les pièces reproduites se font écho. Elles dessinent une représentation en rhizome de la mémoire.


↪ La rencontre avec Madeleine Filippi a donné lui à une commande de texte critique par Documents d’artistes Occitanie à propos de trois artistes : Ce que la revolte revèle de la mémoire.

CAZA D'ORO

Caza d'Oro est un centre d’art contemporain international et une résidence d’artistes et de critiques d’art en Ariège, pensés comme un espace intermédiaire en contexte rural.


La résidence pour critiques d’art et commissaires à Caza d’Oro est un programme conçu pour les professionnel·les désireux·ses d’explorer de nouvelles approches critiques et curatoriales.


Ce programme positionne la critique d’art comme un levier de réflexion collective et un outil de professionnalisation, favorisant des collaborations interdisciplinaires entre artistes, critiques, et institutions culturelles. Il vise à rendre plus accessibles des métiers encore méconnus, tout en stimulant les échanges entre les résident.e.s et le public. Les critiques et commissaires invité·es apportent un regard inédit sur les expositions et les pratiques artistiques, en proposant une lecture personnelle des œuvres et en valorisant l’identité culturelle de la région. À travers cette démarche, la résidence contribue à la fois à la mise en lumière de la scène artistique de l’Occitanie et à son rayonnement au niveau national et international.

MADELEINE FILIPPI

Diplômée d’un Master en Histoire de l’Art et en Ingénierie culturelle de la Sorbonne, Madeleine Filippi est depuis 2011 commissaire d’exposition et critique d’art indépendante. Elle oriente ses recherches autour des axes : Archive(s) – Mémoire(s) – Langage(s), au sein d’institutions culturelles publiques et privées (Bierut Art Fair, Colombo Art Biennale, Frac Champagne Ardenne, Musée National de la Maison Bonaparte etc.). Madeleine Filippi est membre du conseil d’administration de C-E-A (Association Française des commissaires d’exposition).

François Salmeron

François Salmeron (né en 1984) est philosophe, critique d’art et trésorier du bureau de l’AICA France (Association Internationale des Critiques d’Art). Il contribue régulièrement à des publications françaises et internationales, dont Le Quotidien de l’Art, ainsi qu’à des catalogues d’exposition et des monographies d’artistes. Il enseigne à l’École des Arts de la Sorbonne, ainsi qu’au Département de Photographie de l’Université Paris 8. Ses recherches portent sur les éthiques et les esthétiques environnementales. Il a édité plusieurs recueils de poésie.

Marie Gayet

Marie Gayet est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante, membre de l’AICA France (Association internationale des critiques d’art) et membre de C-E-A (Association française des commissaires d’exposition). Elle s’intéresse à la création, contemporaine sans distinction de médiums et aux pratiques transdisciplinaires, dans la relation image-texte et voix. Elle collabore à diverses revues et écrit dans de nombreux catalogues. En parallèle, elle intervient pour l’Observatoire de l’Art Contemporain et dans des écoles du marché de l’art.

Vanessa Morisset

Historienne de l’art et critique d’art, Vanessa Morisset s’intéresse à peu près à tout, suivant un programme inspiré du « sortir de la philosophie par la philosophie » de Gilles Deleuze transposé à l’art. En tant qu’historienne, elle travaille sur les relations entre l’art et les autres domaines, cinéma, littérature, et sciences sociales. Sa thèse portait sur Mimmo Rotella et ses décollages d’affiches de cinéma – westerns, péplums, films fantastiques et d’horreur – à Rome, autour de 1960.