Vox populi

2008

Crayon noir sur papier, carton, vêtement, tissu brodé
235 x 345 cm 

C’est une exécution par pendaison. Sur le corps suspendu est écrit « HUMANS RIGHTS ». Le bas du corps est caché par un tissu qui semble dissimuler de la tête aux pieds un autre corps qui lui fait face à hauteur de son bas ventre. Le tissu, comme un grand drapé, est brodé de fil noir « VOX POPULI ». La potence est plantée au sol dans un amas d’entrailles. La tête du pendu est reliée à une corde qui est maintenue par la main squelettique d’une créature dont on ne voit que la partie haute du corps recouverte intégralement de très longs cheveux lisses, au travers desquels on distingue les cavités ombrées du visage. La créature est face à un bout de mur maçonné de briques sur lesquelles sont inscrit « DICTATORSHIP » « PROSELYTISM ». Son autre main squelettique, tendue vers le pendu, se recouvre de peau humaine en passant à travers une paroi invisible. Devant le dessin au sol et à l’aplomb du mur, une brique de carton semble être tombée, elle laisse voir écrit « LIBERALISM ». À proximité, un t-shirt blanc froissé jonche le sol, il est écrit dessus « WORKERS RIGHTS ». Il est question des Droits de l’Homme bafoués par les menaces qu’impliquent l’endoctrinement politique ou religieux.

V. L.

Référence inconsciente : Dans « Notre Dame de Paris » de Victor Hugo p 660, 667 La recluse Gudule, cheveux longs, mains tendues à travers un barreau en croix et vue sur une potence.

Vox populi, 2008, crayon noir sur papier, carton, vêtement, tissu brodé, 235 x 345 cm, photo Frédéric Maligne