Paroi

2025

Acrylique sur toile coton
250 × 380 cm chaque
Vues de l'exposition Les dormeur.euse.x.s, Mrac Serignan, 2025
Commissaire Clément Nouet

La série de peintures sur toile libre explore le potentiel du support pictural comme élément architectural autonome. Le verso de la toile peinte devient le fond qui permet aux motifs de se poser. La composition, sans centre ni hiérarchie nette, privilégie les tensions de surface : aplats mats et zones plus fluides cohabitent dans un équilibre instable. Sur les fonds vibrants et quasi organiques, les motifs géométriques délimitent l’espace de ces tentures. La palette, restreinte à quelques tons sourds et acidulés, renforce l’aspect mur ou cloison, suggérant une fonction de séparation, ou division spatiale, plutôt que d’ouverture. Paroi interroge ainsi la peinture dans sa capacité à exister comme surface constructive, autonome vis-à-vis de toute fonction représentative. Ces gestes de tapisser les murs ou de cloisonner les espaces évoquent également la relation que toute construction entretient avec la décoration. Le « principe du revêtement », réflexion autour du textile comme étant l’ancêtre de la paroi, concept développé par Gottfried Semper, architecte allemand du XIXème siècle, est également évoqué ici.

Texte tiré du livret de l’exposition

Paroi, 2025, acrylique sur toile coton, 250 × 380 cm chaque, vue de l’exposition Les dormeur.euse.x.s, Mrac Serignan, 2025, photo Aurélien Mole

Paroi, 2025, acrylique sur toile coton, 250 × 380 cm chaque, vues de l’exposition Les dormeur.euse.x.s, Mrac Serignan, 2025, détails, photos Aurélien Mole