Nicolas Puyjalon
Une ronde d’amour, modèle vivant·e, 2026, performance, les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, Toulouse
Performances
Découvrez une sélection de performances issues du fonds documentaire DDA Occitanie présentée par l'équipe.
Une ronde d’amour, modèle vivant·e, 2026, performance, les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, Toulouse
États des lieux intérieurs, 2018, performance, avec Michel Cloup, Les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse
Autopsie Domestique, Variation A, 2023, lecture hybride / performance, 45 min, TuM Salle 2023, Centre Culturel Bonnefoy, Toulouse, photo Jane Lepreux
Autopsie domestique variation 3, 2022, lecture hybride, 45 min, Musée Ingres Bourdelle, Montauban
À voir la PDT, 2019, duo Fo[…]nd Vo[…]x (Julie Saclier & Benoît Sanfourche), lecture hybride, La cuisine, centre d’art et de design, Nègrepelisse, photo Corinne Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
Pilote de ligne, 2025, performance, Place de la Mairie, Le Cresot, photo Pauline Rosen-Cros
Faire un éclat, 2023, performance, French Institute of Equatorial Guinea, Malabo, Equatorial Guinea, photo Adrien Canto
A fire circle for a public hearing, 2019, performance, sound piece : Sophie Mallett, performers : Charlie Laban Trier, Loveday Smith and Sophia van der Putten, 45 min, Vleeshal Center for Contemporary Art, Middelbourg, Netherlands, photo Gunnar Meier
Sènsa, 2023, performance, Hebbel am Ufer, Berlin, Germany, photo Jan Gryczan
Vous méritez La Ville Côtière, 2024, installation et performance, vue de la performance, Plage des Chalets, Gruissan, 2024, photo Léa Lebrun
Les Chroniques du garage, 2021, performance, as part of the group show La Maison d’en face expose ses résident·es, Hôp hop hop, Besançon, France, photo Léa Lebrun
Panorama Ganzfled, 2021, performance, Le Pacifique - CDCN Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes, Grenoble, photo Léo Vuoso
Oscillation, 2018, performance filmée, capture
The Manila Room, a creepypasta by Ziti & Orzo, 2023, performance, in collaboration with Chloé Viton, as part of the duo show The Manila Room, a creepypasta by Ziti & Orzo, 2023, Frac Occitanie Montpellier, Montpellier, France, photo Christian Perez
Soupirer en confiance, 2023, performance, La Chapelle Saint Jacques centre d’art contemporain, Saint Gaudens, photo Pierre-Cassandre Gilles
Au clair de la Lune, 2017, performance, photo Émilie Roi
L’après-midi d’un bear, 2022, performance, photo Estelle Vernay
Daniel(s) et moi, 300g/416g, 4th may 2017, performance, 26 minutes, Les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse, Toulouse, France, photo Adrien Julliard
Stars, 2 avril 2025, performance, La Fabrique, Toulouse, France, photo Jérôme Souillot
Cabaret Sommes, 6-7 décembre 2024, performance, in collaboration with Jérôme Souillot, Nicolas Puyjalon, Laura Freeth and Juliette Pym, IPN, Toulouse, France, photo Baptiste Dété
Faire face, 2022, performance, Musée national des arts asiatiques - Guimet, Paris, France, photo Adrien Canto
2019
Performance
10 kg of onions, knives and cutting boards
-
Performed
2024 : as part of the group show Her Voice. Echoes of Chantal Akerman, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, invited by Dis mon nom
2021 : as part of the 23rd International Encounters Traverse. Art is to do, Prep’art, Toulouse, France
2019 : La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France
2019 : as part of the off-site programme Et de nos bouchent sortent des diamants, des crapauds et des rires... of Jeune Création, Chapelle des Cordeliers, Crest, France
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, photo Johan Poezevara
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, FOMU-Fotomuseum Antwerpen, Antwerp, Belgium, 2024, video capture collective and editing Socheata Aing
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, participative performance, Prep’art, Toulouse, France, 2021, photo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, performance participative, dans le cadre des 23èmes Rencontres Internationales Traverse. L’art c’est faire, Prep’art, Toulouse, 2021, vidéo Adrien Canto
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Corine Fourcade
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Karine Marchand
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Karine Marchand
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Karine Marchand
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Karine Marchand
S’occuper de ses oignons, 2019, performance, La Cuisine centre d’art et de design, Nègrepelisse, France, 2021, photo Karine Marchand
Le personnel pénètre la sphère publique sans fracas mais avec une rare intensité quand Socheata Aing choisit de S’occuper de ses oignons (2019) en coupant dix kilos pendant une heure et demie, et qu’elle invite le public à l’aider.
Les larmes provoquées par le souffre contenu dans les bulbes ont tôt fait d’être remplacées par des larmes venues du coeur. Le discret reniflement du début monte crescendo jusqu’aux gros sanglots, devant tout le monde, sans gêne. Les oignons sont une excuse et un rempart contre la honte de pleurer aux yeux du monde. Malaise ou empathie, c’est selon. On prend pourtant le couteau et on coupe à son tour, à côté de l’artiste en pleine catharsis, jusqu’à venir à bout de la pile de légumes et de chagrins.
Les larmes collectives remplacent les câlins de réconfort. Les raisons du spleen ne seront pas dites à haute voix ; on les engloutira, ensemble, dans la soupe aux oignons qu’elles auront assaisonnée.
Extract from a text by Horya Makhlouf, 2021, commissioned by the Maison des arts Georges et Claude Pompidou, Cajarc, as part of the Horizons’s programme, in pertenrship with isdaT, Toulouse, France, MO.CO ÉSBA, Montpellier, France, ÉSBAN, Nîmes, France and ÉSAD Pyrénées, Pau and Tarbes, France, read the full text here
Les oignons
Les premiers oignons que j’ai coupé, c’était avec mon père.
Submergée par les larmes, j’ai perdu mes moyens,
si bien qu’il dût prendre le relais.
Régulièrement lorsque je coupe des oignons,
les larmes qui se libèrent me font un grand bien.
Ce sont des larmes sans culpabilité, qui se justifient par la réaction aux oignons
mais qui permettent de laisser libre court à autre chose.
Quelque chose de fragile et d’intime,
qui est contenu par la pudeur, l’interdiction et la dureté
mais qui ne demande qu’à lâcher prise.
Elles coulent à flot,
de bonnes grosses larmes de crocodile.
Une fois les oignons coupés et après avoir bien pleuré,
je peux cuisiner et savourer sereinement le repas entourée de mes proches en partageant nos rires.
Extract from Les petites mémoires