La Pyrénéenne

2025

Ensemble de 6 séries de gravures à la plaque perdue
Dimensions et nombres d'exemplaires variables

La technique de la plaque perdue, ou gravure en réduction, consiste à utiliser une seule et même matrice, creusée progressivement après chaque impression. Les couleurs se superposent ainsi successivement pour composer l’image finale. Chaque étape modifiant irréversiblement la plaque, le nombre de tirages est nécessairement limité.

Invitée pour une exposition d’hommage aux maitres en peinture, j’ai choisi cette technique en pensant à Hokusai et à ses Trente-six vues du mont Fuji ainsi qu’ à Ferdinand Hodler pour ses innombrables peintures de montagne versant dans le motif.

À travers ces images le regard se porte sur les Pyrénées, à l’horizon de l’A64.

Cette série est composée de 6 vues différentes des Pyrénées, je l’expose en ligne comme un trajet tendu vers les montagnes. Plusieurs tirages de la même gravures sont présentés côte à côte, chaque tirage étant unique il transmet un tremblé de l’air, une vibration du temps qui passe, du temps qu’il fait, de notre météo interieure…


Il est fort improbable que cette thématique appelle chez moi, comme chez tous les peintres de ma génération, une réponse féminine. Accès inégal au métier, invisibilisation, cooptation masculine, tant de raisons nous ont privé de mentor femme.
Aujourd’hui le travail de Claire Tabouret, Nina Childress ou Eva Nielsen m’accompagne et m’enchante mais n’a pas formé mon regard.
Matisse oui.
Composition, couleur, motif … et contreforme.
Je sais ce que je lui dois. Dans écrit et propos sur l’art il me révéla son secret : la fréquentation de l’art asiatique.
Hokusai et le logo carrefour, le choc d’une expo Warhol et me voilà mordue par les multiples, la fabrication d’une image (plus facilement) distribuable.
Aujourd’hui l’invitation de l’Imagerie m’a donné envie de rendre hommage à un des derniers peintres morts qui m’ait bouleversée : Hodler, le plus asiatique des peintres suisses.
Ses paysages de montagne m’encouragent à trouver un moyen de conserver et partager ces sensations changeantes et bleutées qu’offre la vue des Pyrénées à l’horizon de l’A64 
Hokusai et Hodler je les fréquente en petit. Vignettes google, cartes postales, ou même reproductions pleine page, ils dépassent rarement le A5. Vous n’aurez pas plus grand !


Texte de Sophie Bacquié à propos de sa proposition pour l’exposition collective Et ses maîtres à la Galerie L’imagerie, Toulouse


Vue de l’atelier, 2025

L’horizon, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 9 x 12 cm, 10 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

La Pyrénéenne, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 30 x 21 cm, 10 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

L’arbre, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 21 x 15 cm, 8 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

Le champs, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 9 x 12 cm, 6 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

Le tournant, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 21 x 15 cm, 8 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

Le rétroviseur, 2025, série de gravures à la plaque perdue, 15 x 21 cm, 10 exemplaires, série issue de l’ensemble La Pyrénéenne, détail

La Pyrénéenne, 2025, ensemble de 6 séries de gravures à la plaque perdue, vue de l’exposition personnelle À la surface du monde ténu, 2025, Château de Seix, Seix, détail