Lepidoptera

2022

Installation
Soupe de clous, tataki zomé, fils, ruban, teintures végétales, draps anciens
Dimensions variables

Dans l’échancrure de la tente, on peut apercevoir, dans la deuxième salle, les ailes déployées d’un gigantesque papillon. Il est alors temps de quitter ce cocon de douceur, de sororité, et d’oser enfin prendre son essor.
Au beau milieu de la pièce, un Lepidoptera textile de plusieurs mètres semble tout droit sorti d’un rêve. Ses couleurs douces, élaborées à base de cosmos, de racines de garance, de feuillages et d’indigo, tranchent avec le mot « résistance » brodé circulairement au-dessus de marques de brûlures.
Ne pas avoir peur de se brûler les ailes et résister ; en tant qu’insecte sur une terre ravagée, en tant que femme dans une société oppressive. Le papillon se prête ici à une double lecture : Margaux Fontaine lie l’exploitation de la nature à la condition féminine, en un parallèle écoféministe subtil.

Symbole de métamorphose, de transformation, le papillon apparaît comme un animal totem, transmettant un message de mutation, de résilience mais aussi d’espoir. Il est encore libre de fuir le tumulte pour revenir à une pureté originelle, une utopie sauvage.


Maya Trufaut, Pour des Utopies Sauvages, extrait. Lire le texte en entier.

Lepidoptera, 2022, installation, soupe de clous, tataki zomé, fils, ruban, teintures végétales, draps anciens, dimensions variables, vue de l’exposition personnelle Pour des utopies sauvages, Château d’Assas, Le Vigan, 2022

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